Les exonérations.
La taxe foncière est généralement présentée comme un impôt incontournable pour les propriétaires.
Vous êtes propriétaire d’une maison, d’un appartement ou d’un autre bien immobilier au 1er janvier ?
Vous êtes, en principe, redevable de la taxe foncière pour l’année entière.
Pourtant, ce principe connaît de nombreuses exceptions.
Il existe plusieurs dispositifs d’exonération de taxe foncière.
Certaines exonérations dépendent de la situation personnelle du propriétaire.
D’autres concernent directement le bien immobilier.
Une construction neuve peut bénéficier d’une exonération temporaire.
Des travaux de rénovation énergétique peuvent également ouvrir droit à une exonération lorsque la collectivité a adopté une délibération en ce sens.
Enfin, certains biens bénéficient de régimes particuliers.
Le terme « exonération » doit cependant être utilisé avec précision.
Un dégrèvement de 100 euros n’est pas une exonération.
Le plafonnement de la taxe foncière en fonction des revenus n’est pas non plus une exonération.
Dans cet article, nous allons donc nous concentrer exclusivement sur les véritables exonérations de taxe foncière.
Qu’est-ce qu’une exonération de taxe foncière ?
Une exonération permet de soustraire totalement ou partiellement un bien à la taxe foncière pendant une période déterminée ou, dans certaines situations, de manière permanente.
Il existe donc plusieurs formes d’exonération.
L’exonération peut être :
- totale ou partielle ;
- permanente ou temporaire ;
- accordée automatiquement ;
- conditionnée à une déclaration ;
- nationale ;
- ou dépendre d’une décision de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale.
Cette dernière distinction est particulièrement importante.
Deux propriétaires placés dans des situations similaires mais situés dans deux communes différentes ne bénéficient pas nécessairement de la même exonération.
Il faut donc toujours vérifier à la fois la règle nationale et les délibérations locales.
Exonération de taxe foncière pour les personnes âgées
L’une des exonérations les plus connues concerne certains propriétaires âgés.
Une exonération totale de taxe foncière sur l’habitation principale peut notamment s’appliquer aux personnes âgées de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition.
Toutefois, l’âge ne suffit pas.
Une condition de ressources doit également être respectée.
Le revenu fiscal de référence de l’année précédente ne doit pas dépasser la limite fixée par l’article 1417 du Code général des impôts.
Il faut donc réunir les deux conditions :
avoir plus de 75 ans au 1er janvier et respecter la condition de revenus.
L’exonération concerne l’habitation principale.
Elle est normalement appliquée automatiquement lorsque l’administration dispose des informations nécessaires.
Faut-il demander cette exonération ?
En principe, non.
Lorsque les conditions sont remplies, aucune démarche particulière n’est nécessaire.
L’administration fiscale applique l’exonération.
Il reste néanmoins prudent de vérifier son avis.
Si vous remplissez les conditions mais constatez que la taxe foncière a été établie normalement, il convient de contacter l’administration fiscale.
Une exonération théorique n’a d’intérêt que si elle apparaît réellement sur votre imposition.
Exonération de taxe foncière pour les titulaires de l’ASPA
Les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, ou ASPA, peuvent également bénéficier d’une exonération de taxe foncière sur leur habitation principale.
Il s’agit d’un dispositif lié à la situation personnelle du contribuable.
L’administration dispose normalement des informations permettant d’appliquer automatiquement l’exonération.
Le propriétaire doit néanmoins contrôler son avis de taxe foncière.
Exonération pour les titulaires de l’ASI
Les titulaires de l’allocation supplémentaire d’invalidité, ou ASI, font également partie des contribuables pouvant bénéficier d’une exonération.
L’exonération porte sur la taxe foncière relative à l’habitation principale.
Là encore, il convient de distinguer l’exonération de taxe foncière des autres éléments éventuellement présents sur l’avis.
Exonération de taxe foncière pour les titulaires de l’AAH
Les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés, ou AAH, peuvent également bénéficier d’une exonération.
Cependant, le simple fait de percevoir l’AAH ne suffit pas.
Une condition de ressources doit être respectée.
Le revenu fiscal de référence de l’année précédente ne doit pas dépasser les limites prévues par l’article 1417 du CGI.
Le dispositif concerne l’habitation principale.
Nous retrouvons donc ici le même principe :
la situation personnelle ouvre potentiellement le droit à l’exonération, mais les conditions prévues par le texte doivent toutes être respectées.
L’exonération concerne-t-elle la TEOM ?
Non.
C’est un point particulièrement important.
L’exonération de taxe foncière accordée en raison de l’âge, du handicap ou de la situation financière du propriétaire ne s’étend pas à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
La TEOM peut donc rester présente sur l’avis.
Un propriétaire peut ainsi être exonéré de taxe foncière tout en recevant un avis comportant une somme à payer.
Cela ne signifie pas nécessairement que l’exonération n’a pas été appliquée.
Il faut analyser le détail de l’avis.
Exonération de taxe foncière pour une construction neuve
La deuxième grande catégorie concerne directement le bien immobilier.
Une construction nouvelle peut bénéficier d’une exonération temporaire de taxe foncière.
Le principe est prévu par l’article 1383 du Code général des impôts.
Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction à usage d’habitation bénéficient, sous les conditions prévues par le texte, d’une exonération pendant les deux années suivant celle de leur achèvement.
Cette règle est particulièrement importante lors de la construction d’une maison.
Mais attention : parler d’une « exonération de taxe foncière pendant deux ans » peut donner une image trop simplifiée du dispositif.
L’exonération d’une maison neuve est-elle toujours totale ?
Non.
La commune dispose d’un pouvoir de modulation pour la part de taxe foncière qui lui revient.
Elle peut limiter l’exonération applicable aux constructions à usage d’habitation.
Il faut donc vérifier les décisions prises localement.
L’expression courante :
« une maison neuve ne paie pas de taxe foncière pendant deux ans »
est donc trop catégorique.
Le propriétaire peut bénéficier d’une exonération sans que son avis soit nécessairement égal à zéro.
Quand commencent les deux années d’exonération ?
L’exonération concerne les deux années qui suivent celle de l’achèvement.
Prenons une maison achevée en 2026.
Sous réserve que les conditions soient remplies, les années concernées seront donc 2027 et 2028.
L’année d’achèvement ne constitue pas la première des deux années d’exonération.
Cette notion est importante pour anticiper la fiscalité d’une construction neuve.
La déclaration dans les 90 jours est essentielle
Pour bénéficier correctement des dispositifs liés à une construction nouvelle, le propriétaire doit respecter ses obligations déclaratives.
La déclaration doit être réalisée dans les 90 jours suivant l’achèvement.
Pour une maison individuelle, les informations permettant d’établir la nouvelle valeur locative doivent être communiquées à l’administration.
Le respect de ce délai est particulièrement important.
Une déclaration tardive peut avoir des conséquences sur le bénéfice de l’exonération.
Il ne faut donc pas attendre la réception du premier avis de taxe foncière pour s’intéresser à cette question.
Qu’est-ce que l’achèvement au sens fiscal ?
La notion d’achèvement fiscal mérite une attention particulière.
La date d’achèvement n’est pas nécessairement celle à laquelle le propriétaire emménage.
Le bien doit être suffisamment terminé pour pouvoir être utilisé conformément à sa destination.
Cette question peut être simple pour une maison livrée totalement achevée.
Elle devient plus complexe pour certains locaux professionnels livrés bruts.
La détermination de la date réelle d’achèvement peut donc avoir une incidence directe sur le début de l’exonération.
Les reconstructions peuvent-elles être exonérées ?
Oui.
Le dispositif temporaire ne concerne pas seulement les constructions réalisées sur un terrain auparavant vierge.
La source officielle vise également les reconstructions.
Une opération de reconstruction peut donc bénéficier de l’exonération temporaire lorsqu’elle répond aux conditions légales.
Il faut cependant distinguer une véritable reconstruction de simples travaux de réparation ou de rénovation.
Tous les travaux importants ne constituent pas fiscalement une reconstruction.
Les additions de construction sont-elles exonérées ?
Oui.
Les additions de construction font également partie des opérations pouvant ouvrir droit à l’exonération temporaire.
Prenons une maison à laquelle le propriétaire ajoute une extension importante.
La nouvelle partie peut modifier la valeur locative cadastrale du bien.
Elle peut également, sous les conditions applicables, bénéficier du régime d’exonération temporaire.
Il faut donc déclarer correctement la modification.
Certains changements d’affectation peuvent-ils bénéficier d’une exonération ?
Oui.
Le dispositif ne se limite pas strictement aux constructions nouvelles.
Certains changements d’affectation limitativement prévus peuvent ouvrir droit à l’exonération temporaire.
La source du ministère cite notamment la conversion d’un bâtiment rural en habitation lorsqu’elle s’accompagne de travaux importants de transformation.
L’affectation d’un terrain à un usage commercial ou industriel peut également entrer dans les situations prévues.
Attention cependant.
Un simple changement d’utilisation ne suffit pas nécessairement.
Il faut vérifier que l’opération correspond précisément à l’un des cas prévus par les textes.
Les locaux autres que d’habitation peuvent-ils bénéficier de l’exonération ?
Oui, mais selon des modalités différentes.
L’article 1383 du CGI prévoit également un dispositif concernant les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction autres que celles à usage d’habitation.
L’exonération est alors partielle.
Elle porte sur 40 % de la base imposable pendant les deux années suivant celle de l’achèvement.
Cette distinction est importante pour les entreprises.
Une construction neuve professionnelle ne doit donc pas être analysée exactement comme une maison neuve.
Exonération de taxe foncière pour rénovation énergétique
Une autre exonération importante concerne certains logements ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique.
Contrairement à certaines exonérations nationales, ce dispositif dépend d’une décision locale.
La commune ou l’EPCI doit avoir adopté une délibération permettant son application.
Il faut donc commencer par vérifier si la collectivité concernée a mis en place l’exonération.
Quels travaux peuvent ouvrir droit à l’exonération énergétique ?
Le dispositif concerne des dépenses de prestations de rénovation énergétique et certains équipements associés répondant aux conditions prévues par la réglementation.
Les simples dépenses d’entretien ne suffisent pas.
L’objectif est d’encourager une véritable amélioration énergétique du logement.
Il peut donc s’agir, selon les conditions réglementaires applicables, de travaux améliorant significativement la performance énergétique du bien.
Il convient de conserver les factures et tous les justificatifs permettant de démontrer la nature et le montant des travaux.
Quel est le montant de l’exonération pour rénovation énergétique ?
Lorsque la collectivité a adopté le dispositif, l’exonération peut être comprise entre 50 % et 100 % de la taxe foncière pour la part revenant à la collectivité concernée.
Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une exonération totale.
La délibération locale détermine son niveau.
C’est un exemple particulièrement clair de l’importance de la fiscalité locale.
Deux logements identiques ayant bénéficié des mêmes travaux peuvent être traités différemment selon leur commune.
Combien de temps dure l’exonération liée aux travaux énergétiques ?
La source du ministère de l’Économie présente ce dispositif comme une exonération temporaire de trois ans.
Il faut donc vérifier l’année à partir de laquelle elle prend effet et les conditions de déclaration.
L’exonération n’est pas permanente.
Elle constitue un avantage temporaire destiné à accompagner financièrement la rénovation du logement.
Exonération des logements neufs à haute performance énergétique
Il existe également un dispositif spécifique pour certaines constructions de logements neufs répondant à des critères élevés de performance énergétique et environnementale.
Lorsque la commune ou l’EPCI a adopté la délibération correspondante, l’exonération peut porter sur 50 % à 100 % de la taxe foncière pour la part revenant à cette collectivité.
Le dispositif peut s’appliquer pendant cinq ans.
Il faut apporter à l’administration les justificatifs démontrant que la construction satisfait aux critères exigés.
Cette exonération peut, selon les situations, s’articuler avec l’exonération applicable aux constructions nouvelles.
Toutes les exonérations sont-elles automatiques ?
Non.
C’est probablement l’une des principales erreurs commises par les propriétaires.
Certaines exonérations liées à la situation personnelle sont normalement appliquées automatiquement.
D’autres nécessitent une déclaration.
Certaines nécessitent également que la commune ou l’EPCI ait préalablement voté une délibération.
On peut donc distinguer trois situations.
Première situation : l’exonération de plein droit.
Le texte prévoit l’exonération lorsque les conditions sont remplies.
Deuxième situation : l’exonération nécessitant une déclaration ou des justificatifs.
Le propriétaire doit respecter les délais.
Troisième situation : l’exonération facultative locale.
Même si le propriétaire remplit toutes les conditions techniques, l’exonération n’existe que si la collectivité l’a mise en place.
Cette distinction doit être vérifiée avant toute demande.
Comment savoir si votre commune a voté une exonération ?
Il faut consulter les délibérations fiscales de la collectivité.
La commune ou l’EPCI peut avoir adopté un dispositif d’exonération.
Elle peut également avoir choisi de ne pas l’appliquer.
Dans certains cas, elle peut en limiter la portée.
Le simple fait qu’une exonération existe dans le Code général des impôts ne signifie donc pas automatiquement que vous en bénéficierez.
Cette vérification est particulièrement importante pour les dispositifs liés à la rénovation énergétique.
Exonération permanente et exonération temporaire : quelle différence ?
La distinction est fondamentale.
Une exonération temporaire s’applique pendant une durée limitée.
C’est notamment le cas de l’exonération liée à certaines constructions nouvelles.
À l’expiration du dispositif, le bien revient dans le régime normal de taxation.
Une exonération permanente est liée à la nature même du bien ou à son affectation et perdure tant que les conditions légales restent remplies.
Le Code général des impôts prévoit plusieurs exonérations permanentes spécifiques, notamment aux articles 1382 et suivants.
Elles concernent principalement certaines propriétés publiques ou des biens affectés à des usages particuliers.
Pour un propriétaire particulier classique, les exonérations temporaires et celles liées à sa situation personnelle sont généralement les dispositifs les plus directement concernés.
Une exonération de taxe foncière signifie-t-elle que l’avis sera de zéro euro ?
Pas nécessairement.
C’est un point à retenir.
Une exonération peut :
- ne concerner qu’une partie de la base ;
- ne porter que sur la part d’une collectivité ;
- être limitée à un pourcentage ;
- laisser subsister la TEOM ;
- ou coexister avec d’autres éléments figurant sur l’avis.
Il faut donc analyser les différentes lignes.
Le seul montant final ne permet pas de savoir si une exonération a été correctement appliquée.
Le dégrèvement de 100 euros n’est pas une exonération
Les propriétaires âgés de plus de 65 ans et de moins de 75 ans peuvent, sous conditions de ressources, bénéficier d’un dégrèvement de 100 euros sur la taxe foncière de leur habitation principale.
Mais il ne s’agit pas d’une exonération.
La taxe reste due.
Son montant est simplement réduit de 100 euros.
Cette distinction explique pourquoi nous ne développons pas ce mécanisme dans cet article consacré exclusivement aux exonérations.
Le plafonnement selon les revenus n’est pas non plus une exonération
Il existe également un mécanisme permettant de plafonner la taxe foncière de la résidence principale en fonction des revenus du foyer.
Là encore, nous ne sommes pas en présence d’une exonération.
Le contribuable reste soumis à la taxe foncière.
Un dégrèvement peut simplement venir limiter son montant.
Exonération et plafonnement ne doivent donc pas être confondus.
La vacance d’un logement n’est pas une exonération
Un propriétaire peut également obtenir, sous certaines conditions, un dégrèvement lorsque son logement reste vacant.
La vacance doit notamment être indépendante de sa volonté et durer au moins trois mois.
Mais juridiquement, il s’agit encore une fois d’un dégrèvement.
Ce dispositif ne constitue donc pas une exonération de taxe foncière.
Cette précision est importante pour effectuer une recherche ou formuler une demande auprès de l’administration.
Comment vérifier une exonération de taxe foncière ?
La méthode dépend du dispositif concerné.
Pour une exonération personnelle, il faut vérifier :
- l’âge du contribuable ;
- sa situation ;
- les allocations éventuellement perçues ;
- le revenu fiscal de référence ;
- la nature du logement.
Pour une construction nouvelle, il faut vérifier :
- la nature des travaux ;
- la date réelle d’achèvement ;
- la déclaration réalisée ;
- la date de dépôt ;
- les délibérations locales applicables.
Pour une exonération énergétique, il faut contrôler :
- la nature des travaux ;
- les factures ;
- les conditions techniques ;
- la date des dépenses ;
- la délibération de la collectivité.
L’analyse doit donc toujours commencer par l’identification du fondement juridique de l’exonération.
Que faire si l’exonération n’apparaît pas sur l’avis ?
Il faut d’abord vérifier que toutes les conditions sont réellement remplies.
Ensuite, il convient de réunir les justificatifs.
Enfin, une demande doit être adressée au service compétent de l’administration fiscale.
Une réclamation doit être précise.
Il ne suffit pas d’écrire :
« Je pense avoir droit à une exonération de taxe foncière. »
Il est préférable d’identifier le dispositif concerné et de démontrer que ses conditions sont remplies.
Pourquoi anticiper les exonérations avant des travaux ?
Certaines exonérations sont directement liées à une opération immobilière.
Construction.
Reconstruction.
Extension.
Transformation.
Rénovation énergétique.
Dans ces situations, il est préférable d’étudier l’exonération avant les travaux ou immédiatement après leur achèvement.
Cela permet de connaître les déclarations nécessaires.
Cela permet aussi de conserver les bons justificatifs.
Enfin, cela évite de découvrir plusieurs années plus tard qu’une exonération aurait pu être obtenue.
Exonération taxe foncière : ce qu’il faut retenir
Il n’existe pas une seule exonération de taxe foncière.
Plusieurs dispositifs coexistent.
Une exonération totale de l’habitation principale peut concerner certains titulaires de l’ASPA ou de l’ASI.
Les personnes de plus de 75 ans peuvent également être exonérées sous conditions de ressources.
Les titulaires de l’AAH peuvent bénéficier du dispositif lorsque leurs revenus respectent les plafonds prévus.
Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction peuvent bénéficier d’une exonération temporaire.
Les logements ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique peuvent également bénéficier d’une exonération lorsque la collectivité l’a décidée.
Enfin, certains logements neufs répondant à des critères élevés de performance énergétique et environnementale peuvent bénéficier d’un dispositif spécifique.
Mais une exonération n’est jamais une simple réduction commerciale de l’impôt.
Elle répond à des conditions juridiques précises.
Conclusion : avant de payer votre taxe foncière, vérifiez vos droits à exonération
Recevoir un avis de taxe foncière ne signifie pas nécessairement que l’intégralité du montant est due.
Votre situation personnelle peut ouvrir droit à une exonération.
La nature de votre bien peut également être déterminante.
Une construction récente peut bénéficier d’un régime temporaire.
Des travaux de rénovation énergétique peuvent ouvrir droit à une exonération locale.
Une construction neuve particulièrement performante peut également être concernée.
La première question à poser n’est donc pas seulement :
« Ma taxe foncière est-elle correctement calculée ? »
Il faut aussi se demander :
« Mon bien ou ma situation me donnent-ils droit à une exonération de taxe foncière ? »
Chez Fiscallia, la vérification d’une imposition consiste à reconstruire son calcul, mais également à rechercher les dispositifs qui auraient dû être appliqués.
Une exonération oubliée peut parfois représenter plusieurs années d’impôt inutilement acquitté.
La bonne démarche consiste donc à vérifier l’exonération applicable, ses conditions, les délibérations locales et les obligations déclaratives avant d’engager une éventuelle réclamation.
David Dricourt, le 11 Aout 2026






